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Marchés Financiers
:
Des
CorrectionS InévitableS
Les investisseurs
professionnels sont revenus en masse sur les marchés de capitaux entre le
5 mars et le 11 juin, il suffit pour s’en convaincre de lire le panel
Merrill Lynch des gérants qui est passé de 30% de gérants sous-investis en
actions en février à 0% en juin. Le retournement psychologique des
investisseurs a été important. De plus, la hausse du marché a été attisée
par des surprises positives sur l’économie qui pourraient laisser croire
que les choses vont moins mal ; l’indice Westpac des « surprises
positives » est passé de 32 à 60 de début mars à début
mai.
Nous venons d’assister à une légère correction à la baisse
(par exemple, Cac 40, -4.42% du 11 au 29 juin), faut-il croire que la
crise reprend, que les gérants prennent leurs plus-values ou que les
résultats seront encore moins bons que prévus ?
Toujours est-il que l’année 2009 ne sera pas bonne mais
laissera présager un début de reprise en 2010 pour nous Européens après
que les États-Unis se soient ressaisis à partir de l’automne
vraisemblablement et que les pays émergents dans leur ensemble n’aient
connus qu’une diminution de leurs croissances à des taux utopiques pour nous
Européens... de l’ouest.
Il ne s’agit pas de la première crise que vous comme nous
avons connu, mais pour ce qui est de son ampleur c’est sans doute à la
fois la première et la dernière que nous aurons à vivre. La prochaine
catastrophe banco-bourso-économique (*) d’une si grande importance ne
devrait pas exister, du moins de notre vivant. Compte-tenu des mesures
déjà prises et de celles qui vont suivre, nous pouvons espérer que nos
enfants non plus n’en connaîtront pas une telle. Quant aux filiations
suivantes …
…Il faudra sans doute que notre genre humain change encore
beaucoup.
Témoin : le danger Mad off a un espoir
de sortie de prison d’ici son deux cent vingtième anniversaire, mais
attention les escroqueries dîtes de Ponzy existent depuis toujours,
méfiez-vous des possibles prochaines.
Avec le développement obligatoire et inéluctable de la
protection de l’Environnement au sens complet du terme et de la
responsabilisation humaine et financière qui commence à prendre peu à peu
de l’importance, suite à la prise de conscience des excès passés, nous
avons bon espoir d’y arriver.
En effet, la finance de marché est un secteur cyclique avec
une évolution sinusoïdale en fonction de la conjoncture. L’ensemble des
places financières a tendance à anticiper les ralentissements économiques
et inversement lors de la reprise. Pour les cracks de 2007 et 2008, ce
n’est pas le ralentissement économique mais l’éclatement des crédits
bancaires « subprime » qu’il fallait prévoir.
Autre point important : cette crise ne peut être
assimilée à celle de 1929 comme cela a souvent été le cas car, à cette
époque, les instances étatiques ont mis longtemps à prendre des mesures
drastiques, ce qui a causé des dégâts considérables et beaucoup de
faillites, sans oublier qu’à cette époque, les banques américaines étaient
cloisonnées par métiers et par États, ce qui les a rendues d’autant plus
vulnérables face à la crise.
Aujourd’hui, les États ont pris seulement quelques
mois pour commencer à mettre en place des mesures de relance de
l’économie réelle et financière. Il y a une réelle implication de ces
instances à l’image du volume des capitaux engagés. Un bémol important
tout de même, il faudra bien financer tous ces plans de relance via,
vraisemblablement, une reprise de l’inflation qui permettra
certainement d’accélérer la reprise économique.
Les États-Unis, à priori, auront tout juste mis +/- 1 an pour
repartir vers la croissance.
Pour illustrer la situation actuelle, voici la courbe
d’évolution du CAC 40 depuis sa création en 1987 :

La situation actuelle ressemble
étrangement à la période 2002 / 2004. En effet, nous pouvons voir que nous
avons atteint un point bas comme en 2003 avec un rebond soudain. De
manière générale, une forte croissance est suivie d’une correction
technique afin de stabiliser les cours et surtout cela donne lieu à des
prises de bénéfices.

Aujourd’hui, nous
sommes dans ce scénario avec des baisses consécutives depuis plus d’une
semaine sur l’ensemble des places de marchés, comme à la fin de l’année
2004.
Selon les dernières publications du FMI et de l’INSEE, nous
devrions avoir une situation relativement stable dans une fourchette de
3 000 à 3 500 points (cf. année 2004) jusqu’au dernier semestre
2009 avant une reprise théorique de l’activité économique au début de
l’année 2010. En ce qui nous concerne, nous croyons toujours au scénario
de notre communiqué du 7/4/2009 « Après le G20 : la R9 et
la R10 » qui envisageait
un CAC40 entre 3500 et 4100 en fin d’année, soit une progression encore
voisine de 10 à 30% sur les cours actuels. Mais, il faudra peut-être d’ici
là avoir à endurer une baisse que certains prédisent d’environ 20%. Si
vous envisagez cette baisse, nous vous conseillons d’arbitrer certains
fonds vers des fonds réactifs spécifiques (nous consulter) qui
vous permettrons d’atténuer l’éventuelle prochaine baisse sans vous priver
d’un nouveau rebond arrivant plus tôt que prévu.
Pour ce qui est
des placements réputés à juste titre sans risque que sont les fonds €uros
des compagnies d’assurance, au-delà de la grande difficulté qu’il y a à
les sélectionner pour une personne non avertie, grand nombre d’entre eux
ne pourront servir qu’un rendement compris entre 3 et 3.5% en 2009 et 2010
pour commencer. En effet, les règles particulières de comptabilisation des
plus-values et des nécessaires provisions qui doivent être effectuées pour
niveler les mauvaises années, ne permettront pas à ne nombreux fonds ayant
tout ou presque distribué, d’amoindrir la baisse de rentabilité historique
des emprunts d’états que nous venons de connaître. Les taux en l’absence
de tentions inflationnistes inexistantes à l’heure actuelle ne peuvent
remonter. Une augmentation des taux serait contraire au besoin de
financement ou de refinancement des entreprises pour relancer
l’économie. Afin de bénéficier de placements sans risque sans pour autant
descendre en dessous de 4 à 5 % de rendement nous consulter.
Les
taux bas conditionnent aussi la reprise du marché immobilier que nous
aborderons en détail dans la partie consacrée aux marchés immobiliers.
Nous
restons à votre disposition pour voir tout cela en détail pour vous.
Marie-Hélène
LEVASSEUR
Jean Michel BARDOU
Associée
Gérant
DSU de Gestion de Patrimoine -
ESA
DES Gestion de
Patrimoine (Clermont-Ferrand)
Diplômée Expert
Comptable Ecole
des Dirigeants et Créateurs d'Entreprises
(*) Il faut bien avoir à l’esprit que la crise
économique mondiale a pour origine la crise des sub-primes américains
ayant engendrée la faillite de Lehmann Brothers et le crédit crunch,
associé à d’importants effets psychologiques de quasi-fin du monde, ayant
généré la récession mondiale.
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